Pourquoi nos bonnes résolutions devraient forcément être contraignantes ?

Bien le bonjour,

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de bonnes résolutions.

En ce début du mois de janvier tout le monde va y aller de son petit challenge personnel pour essayer d’être une meilleure personne.

Il y aura d’un coté l’équipe du « j’arrête ». La cigarette, le café, l’alcool, la viande, les repas trop gras et toutes ces choses plus ou moins nocives pour la santé. Ils sont bien décidés à entamer la nouvelle année en laissant leurs petits péchés quotidiens derrière eux… Jusqu’au premier craquage.

Il y aussi l’équipe du « je vais perdre ». Le gros contingent de ce groupe-là veut perdre du poids quand les restant s’engageront à perdre une mauvaise habitude. Tous sont super motivés pour perdre, et ils vont y arriver… en perdant leur combat.

Il y a enfin la team du « je fais plus ». Les plus motivés d’entre tous. C’est bien de vouloir faire plus (généralement du sport), c’est positif. Mais on sait déjà (parce qu’on a déjà tous pris ce genre de résolutions) qu’ils s’essouffleront avant la fin du mois.

Si les bonnes résolutions sont si difficile à tenir. Pourquoi nous nous acharnons à en prendre chaque année ? Mais surtout pourquoi nous en prenons d’aussi contraignantes ?

C’est vrai ça ! Pourquoi les bonnes résolutions sont elles toujours liées à l’effort, la privation ou la résignation ? Est-ce que les mecs qui ont inventés cette tradition débile ont fixé une règle pour ça ? Est-ce qu’ils étaient tellement frustés de leur vie qu’ils en sont venus à vouloir imposer un supplice aux autres ?

Prenons enfin de BONNES résolutions !

Ne croyez-vous pas qu’il serait grand temps de prendre des résolutions qui nous font du bien (Surtout après l’année 2015 bien pourrie qu’on a eu) ?

L’équipe du « j’arrête » pourrait devenir l’équipe du « Je commence ». L’équipe du « Je vais perdre » deviendrait des « je vais gagner ». Quant à ceux qui veulent faire plus, ils pourraient en faire moins…

Bref, il n’y a pas de raison pour que cette nouvelle année nous impose des challenges frustrants et intenables. Bien au contraire, c’est l’occasion de se pencher sur ce qu’on a réellement envie.

Cette année, je fais un grand voyage.

Cette année, je vais à plein de concert

Cette année, je bois de super vins

Cette année, je fais voir mes potes à l’autre bout de la France

Cette année, je fais plus de siestes

Voilà le genre de résolutions qui donnent super envie d’être tenues…

Je ne sais pas vous, mais je crois que pour 2016, je vais prendre ce type de bonnes résolutions.

Je finirais cet article en vous renvoyant vers un ancien article qui parle de l’importance des objectifs. Car pour bien tenir une bonne résolution l’important est de se fixer un but précis… Un « cette année, je fais un voyage d’1 mois en Australie au mois de novembre » a plus de chance de voir le jour qu’un « Cette année, je fais un grand voyage ». Je vous laisse aller lire tout ça !

Voilà, c’était super intéressant, non ?

Bonne année à tous !

 

Une décennie passée à bloguer…

Bien le bonjour,

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un anniversaire un peu particulier : cela fait 10 ans que j’ai écrit mon tout premier article de blog.

Je m’en souviens encore, j’étais à mon bureau, dans mon ancien poste de salarié dans les assurances. C’était la pause déjeuner. J’ai créé en moins d’un quart d’heure un blog sur la plateforme Overblog et j’ai pondu en une petite heure mon tout premier billet.

C’était en septembre 2005. A l’époque les blogs, c’était tout nouveau. Une de mes collègues m’avait montré un blog de cuisine (je ne me souviens plus de son nom aujourd’hui). J’avais trouvé ça complètement dingue ! A la place des traditionnelles recettes énoncées dans un infinitif monotone, l’auteur racontait sa vie, utilisait le « je », relatait en détail les ratés de la recette qu’elle avait dû refaire 3 fois. De plus, à la fin de l’article, les gens donnaient leur avis, apportaient leurs astuces ou tout simplement remerciaient la blogueuse pour sa bonne recette. C’était les prémices de ce qu’on a fini par appeler quelques années plus tard le web 2.0. et je trouvais ça génial.

Comme beaucoup, j’ai trouvé dans les blogs un super outil pour m’exprimer alors que j’avais toujours eu du mal à prendre la parole dans la vraie vie. 

10 ans et 1 448 articles plus tard (soit un article tous les 2,5 jours quand même O_o), me voici à gérer une grosse famille de blogs collectifs (CityCrunch décliné à Lyon, Montpellier, St-Etienne et Montréal ainsi qu’en version famille) sans oublier celui-ci, plus perso, sur lequel j’écris moins souvent.

Bloguer m’a permis de rencontrer des gens incroyables, dont certains sont devenus des amis. Moi qui ai toujours eu du mal à aller vers les gens à cause d’une timidité maladive, je trouvais via la blogosphère un vivier de potes (souvent atteints du même syndrome que moi…) qui semblaient enfin comprendre mes délires et mes lubies geek (ma passion pour le Gif animé par exemple).

Bloguer m’a permis de quitter mon job, de vivre financièrement de ce que j’écris, de monter ma boite et de donner du boulot à d’autres personnes.

Bloguer m’a appris la persévérance et une certaine obstination à écrire sans relache en essayant d’être inspiré, si possible drôle et si possible intéressant (voire les deux en même temps, le must).

Bloguer m’a appris l’auto-dérision, bouclier fort utile pour ne pas être touché par la méchanceté et la bêtise de certains commentaires devenant de plus en plus fréquents quand un blog commence à bien marcher.

Bloguer m’a appris à croire en moi et à mes idées.

Bloguer m’a appris à croire aux autres. Si tous les CityCrunch tournent bien, je le dois plus à leur fantastique team de rédacteurs respectifs qu’à moi-même.

Par contre, bloguer ne m’a pas permis de m’améliorer en orthographe et grammaire :-/

A bien y réfléchir, je me rends compte que j’ai toujours aimé créer des contenus (textes ou images). Au collège, j’imaginais des affiches de campagne pour faire élire mes copains en tant que délégué de classe, plus tard, sur mon premier PC (un Pentium 120 MMX), je concevais mes premières pages HTML avec des fan fics de la série Friends et des Simpsons…

Alors, quand j’ai rédigé ce premier article de blog, ce n’était finalement qu’une suite logique. Mais cette action a été une étape très importante, car c’est celle-ci qui m’a permis de transformer une passion en job.

A ce stade de l’article, vous vous dites surement, mais qu’est-ce qu’il y avait dans ce premier article ? Et bien c’est très simple, cet article est toujours en ligne. J’ai pris pour habitude d’uplaoder tous mes anciens articles de blog quand j’en lançais un nouveau. Mon tout premier article se trouve donc dans les archives de CityCrunch, est étrangement, il ressemble beaucoup à ce que je fais aujourd’hui…

Ces 10 ans sont aussi l’occasion de remercier mes compagnons d’aventure. Un énorme hug d’amour à Fino, LaChine, LeSud, Cam d’Ess, Silphi, UneMolkette, Littlecelt, Myrtille, B. Rob, Le Piaf Fou, Pierre, Segorpsed, Zigoute, Fetard, Blue, Crystal, Mademoiselle T, Milie, Anthony, Latchetch, Clem, Rocka, Marie, Camille, Cesar, Mai Thy, Carrie, Hugo, Bérangère et Guillaume (ce moment d’angoisse où tu te dis que tu as forcément oublié quelqu’un).

Pour fêter ces 10 ans et parce que certains me l’ont demandé, j’ai enfin créé une page Facebook dédiée à ce blog. Et oui, il parait que les blogs sont morts, il était temps que je plug celui-ci sur les réseaux sociaux.
C’est par là.

Voilà, j’espère que c’était intéressant.

A bientôt !

 

 

 

L’info-anxiété et 5 conseils pour arrêter de penser qu’on vit dans un monde horrible

Bien le bonjour,

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler d’info-anxiété.

L’idée de cet article m’est venue en lisant le blog d’ Isa Jones. Comme elle (et surement comme vous) j’ai parfois l’impression que le monde est au bord du gouffre.

Attentat, guerre, crash, tremblement de terre… chaque jour un bon lot d’atrocités nous assaillent dès le saut du lit et nous suivent jusqu’à très tard dans la journée. Ce flux continu de mauvaises nouvelles nous donne parfois envie de nous rouler en boule dans un coin et de pleurer.

C’est d’autant plus absurde que globalement le monde ne va pas si mal. Si on s’en fit uniquement aux chiffres (et non aux reportages de BFM) le monde n’a jamais été aussi sûr et même sur les sujets les plus préoccupants (l’économie et le changement climatique, entre autres) les choses commencent à bouger positivement.

Malgré cela, on continue d’être plongé dans un bain permanent d’horreur. On savait qu’on était un peu tous sujet à l’infobésité, voilà maintenant que l’info-anxiété nous guette.

Car il faut bien se rendre compte que ce volume d’information ne correspond pas toujours à la réalité. Savez-vous par exemple que le taux d’homicides a chuté de 40% ces 15 dernières années alors que le nombre d’articles parlant d’homicides a augmenté de 500% !

Comme je suis plutôt du genre optimiste et que j’en avais un peu marre que les actus me répètent à longueur de journée que je n’avais aucune raison d’être si confiant, j’ai commencé à chercher quelques astuces et conseils à mettre en place pour réduire ma consommation d’informations anxiogènes.

J’ai trouvé quelques bonnes pratiques inspirées par certaines personnalités (à la sagesse parfois insoupçonnée). J’essaie depuis peu de les appliquer au quotidien (et je dis bien j’essaie car ce n’est pas toujours évident de se détoxer du flux d’info).

Déjeuner en paix – Conseil donné par Stéphane Eicher

Stéphane Eicher, avait raison avant tout le monde. En 1991 dans sa chanson Déjeuner en Paix il disait :

« J’abandonne sur une chaise le journal du matin
Les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent ».
[…]
Je garderai pour moi ce que m’inspire le monde
Elle m’a dit qu’elle voulait si je le permettais
Déjeuner en paix… »

La chanson française des années 90 c’est chanmé !

Alors certes, il n’avait pas anticipé l’avènement du smartphone et des réseaux sociaux, mais l’essentiel était là. Le petit déjeuner doit être un moment convivial où l’on a pas à se soucier de l’état du monde.

Je fais partie de ces gens qui ne peuvent s’empêcher de jeter un coup d’oeil à leur smartphone dès le saut du lit (et d’y garder un oeil même avec une tartine ou une brosse à dent à la main). Mais depuis peu j’essaie de ne le regarder qu’après avoir déposé mes fistons à l’école (quitte à me poser 10 minutes dans un café pour le faire). Le petit déjeuner est désormais dédié à la famille (et aux bonnes tartines beurre confiture de figues qui bizarrement sont meilleures sans massacre au proche Orient) même si ça me démange parfois de saisir mon iPhone.

Ne plus lire les gratuits – Conseil donné par la Love Police

L’épreuve petit-déjeuner zéro-info était juste un échauffement. Les infos anxiogènes sont tenaces et attendent que vous sortez de chez vous pour vous sauter dessus. Elles prennent la forme de journaux gratuits tendus paradoxalement par des gens souriants.

Après avoir regardé cette vidéo de la Love Police qui milite pour faire du métro de New-York un lieu plus heureux, j’ai arrêté de prendre les gratuits qu’on me tendait le matin à l’entrée du métro. Au sein de l’unique wagon heureux du métro de New-York », il est interdit de lire les journaux parce que : « les journaux gratuits ne sont pas là pour vous informer, ils sont fait pour vous bourrer le crâne avec la guerre, la terreur, la pauvreté, la famine… »

https://www.youtube.com/watch?v=9Y3hWXoBTU0

L’ignorance sélective – Conseil donné par Tim Ferris

Déjeuner en paix et dire non aux gratuits ne vous empêchera pas d’apprendre un horrible accident d’autocar avec des orphelins ou le dernier scandale financier avec des sommes dépassant l’entendement avant d’arriver au travail. Non, les notifications de votre smartphone se chargeront de vous annoncer toutes nouvelles de la plus extrêmes urgences (et des extrêmes urgences il y en a environ une vingtaine par jour !).

Franchement quel est l’intérêt d’apprendre en temps réel les résultats d’un match de foot, l’annonce d’un nouvel impôt ou le dernier scandale de Miley Cyrus ?

Le jour où l’humanité a accepté que les actualités avaient le droit de s’inviter en plein milieu de nos repas de famille, de nos apéros ou au cours d’une balade en amoureux, je crois qu’on a fait une grosse connerie (bon OK, c’était pas la première, ni la dernière…).

Dans son livre controversé « La semaine de 4 heures » Tim Ferris présente de nombreuses astuces pour mieux gérer son temps. Parmi elles, l’ignorance sélective consiste à se tenir volontairement éloignée des sources d’information. Sur mon téléphone, j’ai donc désactivé TOUTES les notifications. Au final ça ne m’a pas du tout manqué.

Prends soin de ton flux – Conseils donné par Grazia

J’ai une question pour les gens qui partagent et likes les faits divers du Progrès ou du Midi Libre : c’est quoi votre problème ? Sérieusement !

J’avoue être un peu nostalgique de l’époque ou Facebook était ce grand n’importe quoi où on ne faisait que se marrer en créant des groupes les plus débiles les uns que les autres…

Aujourd’hui, quand je vois surgir la dernière vidéo de massacre de Daesh entre un selfie et un vidéo de chaton, je fais un peu cette tête :

fright

Des trucs affreux débarquent au milieu des tranche de vie de mes amis sans crier gare.

Dans cet article super intéressant de Grazia (oui, vous avez bien lu : les mots « intéressant » et « Grazia » sont bien ici associés) plusieurs personnes racontent comment elles se sont désintoxiquées de l’info.

On se rend compte qu’il suffit de pas grand chose : faire plus attention aux gens et sources auxquels on s’abonne, trier les infos et faire régulièrement le ménage. Bref une version 2.0 du bougez, buvez, éliminez…

Il faut prendre l’habitude de nettoyer régulièrement son Facebook (et autres réseaux sociaux), car finalement c’est un peu comme une chambre qu’on laisserait en bordel sans rien ranger pendant des mois : des trucs bizarres finiraient par sortir de sous la pile de vêtements sales.

Pour moi Facebook, doit un être un truc où je me connecte pour avoir des news de mes amis, lire quelques conneries débiles et voir passer des idées et projets inspirants. Je m’efforce de faire en sorte que ce soit vraiment ce type d’info qui remontent dans mon flux d’actualité. Il faut donc consacrer du temps pour rendre son flux beau et joli en faisant régulièrement du tri.

Un vrai temps pour l’info – Conseil donné par Jean-Pierre Pernaut

Jean Pierre Pernault

C’est fou comme une photo de Jean-Pierre Pernaut peut habiller un article de blog

A ce stade de l’article, vous vous dites peut-être que ces astuces un peu draconiennes pour lutter contre les assauts répétés de l’actualité morose vont me couper du monde réel et que je préfère me voiler la face plutôt que de regarder la dureté de notre société droit dans les yeux. Ce n’est pourtant pas le cas. J’ai juste envie de choisir le moment où je prends connaissance de l’état du monde.

Je suis le premier à me moquer du journal TV à l’ancienne mais cette grande messe cathodique ringarde a pourtant intérêt d’être limitée dans le temps et à heure fixe. Certes on ne choisit pas le type d’info qu’on va nous servir, mais on choisit ou non d’être informé en se posant devant son poste de TV.

Aujourd’hui, c’est tout l’inverse, on peut choisir avec une précision sans pareil le type d’infos qui nous intéresse, mais on ne choisit plus quand on les reçoit.

L’idéal serait d’arriver à choisir non seulement les info mais aussi le moment où on veut les apprendre.

Pour ma part, j’essaie de me caler un temps dans la journée pour se tenir au courant (généralement je prend 20 min après le repas du soir, une fois que mes enfants sont couchés). Je consulte l’article « L’essentiel du jour » sur le Le Monde ou le Huffington Post (qui à ma connaissance a été le premier gros média a faire un mea culpa en déclarant que les sites et chaînes d’info étaient responsables de la morosité actuelle. D’ailleurs en réponse à ce constat, le site web a lancé le projet What’s Working)… et ça me suffit amplement.

Malgré tout ça il m’arrive encore certains jours de perdre la bataille de l’info-anxiogène. Je reste un gros accro du net. Mais prendre un peu de recul sur toutes ces mauvaises nouvelles fait un bien fou.

Pour conclure parce que cet article était quand même super long…

En résumé, je dirais qu’il ne faut jamais oublier que si le volume de mauvaises nouvelles augmentent ça ne veut pas forcément dire que le monde va moins bien et qu’il est important d’apprendre à aller vers les informations plutôt que de les laisser venir à nous.

Si vous avez d’autres conseils pour lutter contre l’info-anxiété, je suis bien sur preneur.

Voilà, c’était super intéressant, non ?

Pierre.

5 applications mobiles qui vont changer votre vie

Bien le bonjour,

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler d’applications mobiles. Pour ce premier article de l’année, je me suis dis qu’un peu de légèreté ne ferait pas de mal après quelques articles un peu trop sérieux.

Je vais donc vous présenter 5 applications absolument géniales que je vous recommande chaudement d’installer sur votre smartphone. Oubliez Candy Crush et autres Angry Bird, ces applis sont des petits bijoux pour vous aider à vous sentir mieux et progresser dans la vie.

Headspace

headspace

Bon Ok, c’est un peu l’appli dont tout le monde parle en ce moment, mais elle est tellement efficace en la matière que je ne résiste pas à en remettre une couche. Headspace est une application qui révolutionne complètement l’approche de la méditation. Si comme moi, ce dernier mot vous fait un peu grimacer, vous allez être surpris par l’approche de Headspace. Déjà sur la forme avec un look à mille lieux des inspirations new age souvent ringardes propres à ce secteur mais aussi sur le fond avec une philosophie très pragmatique plus proche du coaching que de la méditation traditionnelle. L’ergonomie est naïve et fun, les séances sont ponctuées de petits animations très bien pensées. Andy Puddicombe vous guide de sa voix apaisante à travers les méandres de votre cerveau grâce à des termes simples et très concrets. C’est très pragmatique : on est très loin des « ouvrez vos chacras », des « votre corps est une fontaine » ou encore des « votre respiration vous purifie à chaque expiration »…Et c’est tant mieux. L’objectif est juste d’arriver à vous créer ce fameux « headspace », un petit coin de votre tête où vous saurez vous isoler de vos pensées.

Pour moi qui est tendance à avoir le cerveau en perpétuelle ébullition, ça a été une vraie révélation, je me suis rendu capable de me déconnecter de ce flux d’idées et pensées pour retrouver un peu de calme et me sentir beaucoup mieux.

L’appli est en anglais, mais Andy utilise des mots simples, parle lentement et articule, vous devriez pouvoir tout comprendre sans être bilingue. Les 10 premières séances sont gratuites après il s’agit d’un abonnement mensuel (6€/mois). J’ai pris un abonnement de 2 mois pour pouvoir aller au bout des 30 premières séances de bases et je pense prolonger l’abonnement pour voir jusqu’ou me mène cette appli.

Plateforme : Apple, Android, Amazon
Tarif : Gratuit les 10 premières séances + 9$/mois ensuite.

Coach.me

coacheme

Coach me est l’appli parfaite pour prendre des bonnes résolutions. L’idée est de vous permettre de suivre l’évolution de ce changement tout en vous mettant en relation avec les personnes qui ont le même objectif. Concretement vous choisissez une résolution parmi celles déjà créées (vous pouvez aussi créer votre propre challenge, mais l’appli perd un peu de son intérêt) et vous pouvez chaque jour noter si vous avez tenu votre objectif. En parallèle vous pouvez échanger vos impressions avec les personnes ayant pris la même résolution. Certains font part de leurs doutes, d’autres partagent quelques astuces… Les échanges sont nombreux et vous donnent du courage pour avancer car vous ne vous sentez pas tout seul dans votre démarche.
J’aime beaucoup cette approche collaborative et positive qui prend un peu le contre-pied de certaines applications qui créent de la motivation par compétition (par exemple les appli liées à des e-bracelets où vous devez faire plus de sports que vos amis).
Voici mes objectifs actuels sur Coach.me :
> Plus d’écran après 22h
> Manger moins de gluten
> Boire moins de 3 cafés par jour
> Garder les contacts avec mes amis
Vous pouvez me trouver sur Coach.me sous le pseudo Qyrool

Plateformes : Apple, Androïd
Tarif : Gratuit

Seven

seven

Seven est une appli très pratique pour les gens qui n’ont pas le temps de faire du sport mais qui ne veulent pas pour autant finir en mollusque flasque. Certaines études ont montré que faire 5 minutes de sport chaque jour était aussi efficace que d’en faire 1 ou 2h, 1 fois par semaine.
Seven vous propose donc une série d’exercices d’une durée totale de 7min que vous pouvez faire chez vous sans aucun matériel (autre qu’une chaise). Durant ces 7 minutes vous allez enchaîner 12 séries de 30 secondes en mode super intense.
L’appli est bien foutue, les explications sont claires et vous pouvez enchaîner les mouvements sans avoir à regarder votre écran à chaque fois.
Pour vous motiver à faire vos exercices tous les jours, Seven utilise les codes du jeux vidéo. Vous avez 3 vies et vous perdez une vie à chaque fois que vous passez 3 jours sans faire vos exercices, si vous enchaînez des bonnes séries vous pouvez débloquer de nouveaux exercices voire gagner des vies. L’appli ne se gène pas pour vous envoyer des notifications et vous rappeler à l’ordre.

Mon emploi du temps actuel ne me permet pas de caler des séances de sports en salle ou du footing, alors en attendant d’avoir un peu plus de temps une petite séance de 7 min au lever s’avère une excellente alternative.

Plateformes : Apple, Android, Windows
Tarif : Gratuit

Kiva

Kiva

Cette application ne va pas changer votre vie, mais elle va changer celle des autres. Kiva c’est un organisme de micro-crédit qui permet d’aider des gens à travers le monde d’emprunter de l’argent pour financer un projet. Je contribue à Kiva depuis plusieurs années, mais l’application permet de suivre un peu les projets que vous avez aidés. C’est donc un plaisir de s’y connecter en fin de journée pour voir où en sont les projets. Où en est Micha qui avait besoin de 725$ pour s’acheter une vache ou Maria qui avait besoin de 1200$ pour s’acheter un four à pain… On se couche avec le sentiment d’avoir fait avancer le monde dans le bon sens (oui, oui rien que ça).

Concrètement, comment ça se passe ? Vous regardez tous les projets présentés et vous choisissez une personne à qui vous accepter de prêter de l’argent sans intérêt. Vous ne pouvez prêter que 25$ par projet afin que chacun soit soutenu par un grand nombre de personnes. Les prêts ne sont pas toujours garantis (vous prenez donc le risque de perdre 25$ si la personne ne rembourse pas) mais j’ai toujours récupéré mon argent depuis le début (pour le prêter à un nouveau porteur de projet).

Plateformes: iPhone
Tarif : gratuit (puis 25$ par projet soutenu)

Pomodrone

pomodore

Je ne pouvais pas finir cet article sans vous en remettre une couche sur la méthode Pomodoro. Pomodrone est mon application préfée pour appliquer la stratégie des taches découpées en tranche de 25 min. Elle est sobre, efficace et fait le job. L’ergonomie est très plaisante et l’appli tourne même si vous faites autre chose sur votre smartphone. On retrouve le fonctionnement 25 min de boulot + 5 minutes de pauses, avec une grosse pause tous les 4 sections. Bref, elle est parfaite !

Plateformes : Apple
Tarif : Gratuit

N’hésitez pas à installer ces applis pour les tester, je suis également preneur de nouvelles applications sympas à tester.

Voilà, c’était super intéressant, non ?

A très vite.

 

35 ans et 7 choses que j’ai apprises jusqu’à maintenant.

Bien le bonjour.

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de ce que j’avais appris ces dernières années.

Je fête, en ce 16 novembre, mes 35 ans. Et c’est la première fois que je ressens un de mes anniversaires comme un vrai cap. Mes 30 premières années ont été placées sous le signe de l’apprentissage et de l’expérience me permettant de découvrir qui je suis. À l’aube de mes 30 ans, voyant à peu près où je voulais aller, je me suis mis à fonder et à créer des trucs (une famille, un chez moi, une boîte, des webzines, etc…).

5 ans après, je peux dresser un bilan plutôt positif de ces grandes aventures. Ça n’a pas été facile tous les jours, la route a été très sinueuse et souvent escarpée, mais je suis plutôt content du chemin parcouru et me sens agréablement confiant pour la suite.

Un cap, un anniversaire… voilà un bon prétexte pour écrire un article et lister les choses que j’ai apprises sur la vie jusqu’à présent.

1 – Ne pas confondre satisfaction et bonheur

Je crois que j’ai mis un paquet de temps à assimiler cette différence. J’ai dépensé énormément d’énergie à chercher la satisfaction souvent au détriment du bonheur. La satisfaction c’est ce sentiment d’exaltation quand vous décrochez un super client ou une augmentation, quand vous gagnez beaucoup d’argent, que vous atteignez une certaine notoriété, un certain statut. Le bonheur c’est ce sentiment d’apaisement et cette sensation d’être à sa place dans l’univers quand vous regardez un coucher de soleil avec la personne que vous aimez, quand vous passez une bonne soirée avec des vieux amis ou quand votre enfant court vers vous les bras grands ouverts. La satisfaction est comme le café, un one shot qui booste un moment de la journée et vous fait sentir incroyablement fort mais l’effet retombe assez vite. Le bonheur s’apparente plus à une tisane qui infuserait dans le corps (et l’esprit) un salutaire réconfort. La satisfaction n’est pas mauvaise en soi, elle peut même être très utile pour se construire, mais il ne faut pas lui accorder plus d’importance que le bonheur.

2 – Le temps est le bien le plus précieux que nous avons

« Aujourd’hui est le dernier jour du reste de ta vie », « Vis ta vie comme si chaque jour était le denier » voilà le genre d’expression qu’on a lu et entendu à de très nombreuses reprises, mais je crois qu’on a tous du mal à assimiler cette notion : nous ne sommes pas éternels. De ce fait le temps est une chose extrêmement précieuse qu’on ne peut ni rattraper ni acheter. En regardant derrière moi, j’ai parfois l’impression d’avoir perdu beaucoup du temps à hésiter et à m’égarer. Si j’avais su plutôt de quoi j’étais capable, si je n’avais pas eu peur de m’engager sur des routes prometteuses mais risquées, je crois que j’aurais gagné beaucoup de temps (et peut-être que j’aurais rédigé cet article avec 5 ou 10 ans d’avance ^^). On passe tous beaucoup de temps à gérer notre argent, à construire notre réseau, à prendre soin de notre santé, de notre corps et de nos cerveaux, mais on dépense très peu d’énergie à bien gérer notre temps. Ça fait plusieurs années que je m’applique à bien m’organiser et ne consacrer du temps qu’aux choses qui vaillent la peine (celles qui conduisent avant tout au bonheur plutôt qu’à la satisfaction). Je vous en avais déjà parlé avec la méthode pomodoro ou l’importance des objectifs.

3 – Ne pas rester coincé dans la roue du hamster

Le plus grand danger quand on commence à gagner de l’argent est de se retrouver dans ce qu’on pourrait qualifier de roue du hamster (ou ce que certains appellent la « rat race »). Ce piège, dans lequel un paquet de gens tombent c’est de se retrouver à travailler pour gagner de l’argent permettant de s’acheter des trucs nécessitant de gagner de l’argent. Un vrai cercle vicieux dont il est difficile de sortir. À l’époque où j’étais salarié et que j’avais un salaire scandaleusement élevé, j’ai pu m’acheter un appart, partir en voyage souvent et loin, acheter tous les derniers gadgets à la mode. J’ai même hésité à un moment à acheter un studio à la montagne parce que j’y allais très souvent. Je ne l’ai finalement pas fait parce que je me suis rendu compte (à temps) que ce choix allait m’entrainer vers un mode de vie qui nécessiterait de garder un job super rémunérateur pendant très longtemps pour pouvoir couvrir mes dépenses. Je ne m’en suis pas rendu compte à l’époque, mais ce rêve de studio à la montagne était en fait la porte d’entrée de la roue du hamster… Ne pas être allé au bout de cette envie m’a permis, plus tard, de prendre le risque quitter mon boulot et d’en être où j’en suis aujourd’hui.
La vie de salarié, avec son salaire qui tombe tous les mois est propice au piège. Depuis que je suis à mon compte, j’ai revu mon rapport à l’argent et me tiens à l’écart de ce cercle vicieux. Je ne travaille plus pour pouvoir payer mon mode de vie, mais je cale mon mode de vie sur la façon dont j’ai envie de travailler. L’idée est d’avoir des dépenses fixes plutôt basses pour pouvoir se permettre de travailler moins quand on en a besoin. Aujourd’hui, ma chérie et moi gagnons plutôt bien notre vie, on pourrait se prendre un appart plus grand, acheter une voiture, mais on préfère dépenser notre argent dans des choses qui ne nous engagent pas dans la durée afin de garder toute la liberté de vivre à notre guise (travailler peu, voyager souvent, passer beaucoup de temps en famille, etc.)

4 – La peur est bonne conseillère

tumblr_mhahknfiUD1s3979jo1_500 (1)

On vous a sûrement souvent répété que la peur était mauvaise conseillère. Et bien je crois que c’est tout l’inverse. La peur nous indique clairement les chemins qu’il faut prendre. Quand vous hésitez entre 2 choix, n’hésitez pas à prendre celui qui vous fait le plus flipper. Imaginez-vous en haut d’une montagne au croisement d’une piste verte et d’une piste noire. Vous pouvez opter pour la rassurante piste verte qui vous ramènera en bas de la station tranquillement avec une certaine monotonie ou bien vous élancer dans l’incertaine piste noire. Vous allez en suer et flipper tout au long du parcours. Vous aurez des moments de découragement, mettrez au moins 3h pour arriver en bas. Et il n’est pas impossible que vous finissiez avec un bras dans le plâtre. Mais vous allez vivre une grande aventure, vous allez tester vos limites, ça va être intense, vous vivrez le moment présent comme jamais et ça fera un exploit à raconter le soir devant une bonne tartiflette. Aujourd’hui quand un projet ou une situation me fout les pétoches, qu’elle va demander que je prenne sur moi, que je me mette en danger, je sais que c’est un truc dans lequel il faut s’engouffrer. La peur est un vrai guide, soyons courageux (mais pas inconscient) et n’oublions que le confort et la sécurité mènent souvent à l’ennui.

5 – Voir les signes et croire en sa bonne étoile

Il n’y a pas que la peur qui peut nous montrer le chemin, il y a aussi les signes. Je suis plutôt du genre cartésien, mais je peux m’empêcher de voir des messages dans les choses qui m’arrivent et m’entourent. « C’est un signe ! » est une phrase que j’utilise souvent. Les membres de ma famille sont tous nés un vendredi, c’est un signe ! La famille est quelque chose de sacrée. La fille avec qui je suis sorti la vieille se retrouve par hasard, le lendemain, dans le même train, la même voiture, le même carré. C’est un signe ! C’est devenu la femme de ma vie. Quand j’hésite entre 2 situations ou si je me sens un peu perdu, j’ai l’habitude de chercher des signes pour me guider ou me rassurer. J’ai une explication très rationnelle à tout ça. Je ne pense pas qu’une entité divine m’envoie des messages, mais que mon inconscient me fait voir ce qu’il a envie que je vois. Parfois nous avons du mal à savoir où on doit aller, alors que notre inconscient le sait très bien. Dans mon cas, j’ai l’impression qu’il utilise cette capacité à voir des signes pour me guider. Il en va de même pour ma supposée bonne étoile, je sais bien qu’elle n’existe probablement pas, mais j’ai l’impression qu’y croire permet de me rassurer et d’éclairer les jours de doutes.

6 – Le seule personne a ne pas décevoir c’est soi-même

Le jour de mes 18 ans, une personne bien attentionnée ma tendue une photo de moi enfant et m’a dit « la vie s’offre à toi, mais fais attention, ne déçois jamais ce petit garçon ». Cette phrase m’a tellement marquée que j’y pense encore très souvent aujourd’hui. Il est très difficile de ne pas décevoir les gens, on n’est pas toujours à la hauteur de ce qu’attendent de nous nos parents, nos amis ou notre conjoint. Je sais que j’ai déjà déçu voire blessé mes proches et j’essaye souvent d’être ce qu’ils attendent de moi, mais je sais aussi qu’il est important que je ne déçoive pas le garçon de 10 ans que j’étais. Qu’est-ce que ce le Pierre des années 90 dirait de moi aujourd’hui ? Si j’étais resté dans mon ancien job et que j’avais tué toute la créativité qui bouillonnait en moins depuis mon plus jeune âge, je crois qu’il me jetterait des regards accusateurs (et des cailloux).
Si je pouvais revoir le Pierre ado qui bidouillait des sites web en HTML avec des blagues et des montages photos à l’aube d’Internet (les Modem 56k, Infonie, tout ça…), je serais assez fier de lui dire que publier des débilités sur le web est devenu mon métier.

7 – La vie est comme un jeu vidéo

giphy (1)

Ce dernier enseignement de vie me vient de ma chérie. C’est un point de vue efficace pour pouvoir relativiser toutes les galères et coups durs de la vie. D’après elle, la vie est un jeu vidéo : plus nous avançons plus la difficulté augmente, mais plus on est fort des expériences et bonus acquis dans les niveaux précédents. Les grosses tuiles, les trucs qui vous jettent au fond du gouffre sont autant de boss de fin de niveau qu’il faut vaincre sans se décourager pour pouvoir avancer ensuite. Vaincre un boss de fin de niveau comme une difficulté de la vie nécessite concentration et stratégie pour trouver ce qui terrassera le monstre. J’aime beaucoup cette vision des choses. Quand je dois traverser une épreuve difficile, je me dis voilà mon boss de fin de niveau (et des fois il est sacrément costaud) et je dois la surmonter pour pouvoir accéder à la suite de ma vie.

Bien sûr ces trucs que j’ai appris durant mes 35 premières années n’ont aucune valeur universelle. Vous les trouverez peut-être nuls ou erronés. Mais ce sont mes vérités et elles m’ont beaucoup aidé à avancer. Je trouvais ça important de vous les partager, peut-être y trouverez-vous quelques astuces pour passer au niveau suivant.

En attendant, je vais aller voir ce que me réservent les 35 prochaines années…

À très vite.

L’importance des objectifs et pourquoi je pars 2 mois au bord de la mer chaque été.

Bien le bonjour,

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de l’importance des objectifs.

Si vous avez lu les quelques articles de ce blog, vous avez pu voir que j’aimais bien me fixer des objectifs. Je fais ça depuis un petit moment. J’avais lu quelque part que se fixer des objectifs très précis était super efficace, dans le boulot, le quotidien et même la vie. J’essaye donc d’appliquer ce conseil le plus souvent possible. Et il faut bien avouer que ça marche plutôt bien.

Des objectifs, on s’en donne tous, mais on reste toujours dans le vague, comme pour éviter de se fixer un vrai challenge et minimiser les risques d’échecs.
On préférera dire : « mon objectif c’est de perdre du poids » plutôt que « mon objectif c’est de perdre 10 kilos en 1 an en marchant 1h par jour ». Ou bien encore « mon objectif c’est de devenir riche » au lieu de « mon objectif c’est de gagner 100 000€ par an en lançant un concept inédit ».

Voyage, voyage…

Le premier vrai objectif de vie que je me suis fixé c’était le jour de mes 25 ans. Je venais de vivre 2 expériences professionnelles à l’étranger et le virus du voyage m’avait gagné. Je me suis alors dit que voyager pourrait être un but à suivre dans la vie. Mais « voyager » était trop vague, je me suis donc dit qu’il me fallait :

+++++++++

mettre les pieds sur les 5 continents avant mes 30 ans

(en n’incluant pas l’Antarctique mais en distinguant Amérique du Nord et du Sud.)

+++++++++

5 ans pour faire 5 voyages : cet objectif semblait réaliste. Le challenge était donc lancé !

Cet objectif s’est rapidement montré fascinant et est devenu un vrai fil rouge au cours de ces années. Ça me motivait pour aller bosser dans un job un peu ennuyant mais qui payait correctement (oui parce que voyager aux 4 coins du monde coute cher !), c’était l’occasion de belles discussions avec des proches qui parfois finissaient par nous accompagner sur certaines destinations. Ça renforçait les liens avec ma chérie, puisque c’était un objectif commun.

Notre mission fut accomplie avec 2 ans d’avance, le 31 décembre 2006, lorsque nous avons posé les pieds à Melbourne. Quelques heures après nous célébrions le nouvel an et la réussite de notre objectif sur la plage de St Kilda une coupette à la main.

australie

Australie (kangaroo Island), janvier 2007

Libre comme l’air

De retour en France, j’ai rapidement senti le besoin de me fixer un nouveau but. Ce dernier fut directement inspiré par mes voyages précédents notamment par 3 rencontres.

Il y eut d’abord ce financier new-yorkais croisé sur l’île de Chiloé au Chili. Il vivait plus de la moitié de l’année dans une pension familiale de l’île. Il travaillait installé devant une immense fenêtre offrant une vue plongeante sur un océan pacifique délavé (l’île de Chiloé compte 350 jours de pluie par an !). C’était le seul endroit au monde où il se sentait serein. Il ne retrouvait dans le tumulte de New York que 2 ou 3 semaines par an pour voir ses clients.

Il y eut ensuite cette directrice artistique espagnole croisée à Honk-Kong. Celle-ci bossait pour une grande agence de Barcelone mais n’était pas repassé à son bureau depuis 2 ans ! Son employeur, plutôt cool, l’avait d’abord laissée partir 2 mois, puis 6 mois avant de lui laisser le choix de travailler d’où elle souhaitait. Elle sous louait son appartement à Barcelone pour pouvoir financer sa vie de nomade.

Il y eut enfin cette famille anglaise, croisée à Alice Spring en Australie. Le père était avocat d’affaires pour un cabinet international et était envoyé pour des missions d’1 an aux 4 coins de la planète. La mère suivait et s’occupait de l’éducation de leurs 2 garçons. Les enfants, quant à eux, étaient les plus épanouis et curieux qu’il m’ait été donné de rencontrer.

Ces 3 rencontres ont fait naitre en moi le sentiment que cela devait être vraiment cool de n’être lié à aucune contrainte de temps et de géographie dans son boulot.

Bref, mon nouvel objectif était clair : avoir un métier qui me permette de bosser où je veux quand je veux.
Et comme il fallait un but précis je me fixais la mission suivante :

+++++++++

Avoir une activité professionnelle totalement nomade d’ici 2010.

+++++++++

Et je suis devenu free-lance…

L’objectif me paraissait là aussi réaliste. En bossant dans le secteur du web, il était facile de faire du télé-travail. Mais il me fallait cependant franchir un obstacle de poids : avoir assez de courage pour démissionner de mon confortable emploi pour me mettre à mon compte.

Après moult hésitations, reculades et autres paniques, je fis le grand saut en mai 2009.

Tout de suite je me suis organisé pour que mon activité soit 100% en ligne en dématérialisant un maximum de choses. Je prévenais aussi mes premiers clients : d’une part qu’on ne se verrait peut-être jamais en vrai d’autre part que je ne pourrais pas être toujours ultra réactif (Ok pour répondre à une demande dans la demi-journée mais pas dans la demi-seconde). C’était 2 points importants pour mon objectif, si bien que j’ai refusé à quelques reprises des clients qui ne pouvaient pas les accepter.

J’ai ainsi pu gouter au joie de pouvoir bosser n’importe où. D’abord à la maison, puis dans un espace de co-working ou encore dans un café. Aujourd’hui encore j’aime bien trouver des spots de travail dans la ville à proximité de chez moi (cafés, bibliothèques, bars d’hôtel…).

L’été 2010, ma fantastique amoureuse ayant la chance d’avoir de nombreux congés et une maison dans la banlieue maritime de Montpellier (elle a aussi d’autres qualité, mais ce n’est pas l’objet de cet article), nous sommes parti 2 mois nous poser à quelques minutes de la méditerranée.

Depuis on refait ça tous les ans. Je profite du soleil, de la mer, de l’agréable agitation estivale de Montpellier tout en continuant de travailler comme si j’étais à Lyon.

pausecafe

Petit café avant de commencer une journée de travail

Prochain objectif : gagner du temps

Entre la définition de mon objectif et sa réalisation, il s’est passé quelque chose de bouleversant : je suis devenu papa. Deux fois.

Avoir des enfants est un truc formidable que je souhaite à tout le monde, mais il faut avouer que ça demande une énergie folle et que ça réduit votre temps libre à la taille d’une micro ligne dans votre agenda (ligne qu’il faudra d’ailleurs rayer, car votre gamin tombera malade et qu’il se fera refouler de la crèche.).

J’avais lu dans un bouquin qu’au seuil de la mort, ce que la plupart des gens regrettent c’est de n’avoir pas passé assez temps avec leurs proches et d’avoir passé trop de temps à travailler. Ce constat m’a marqué et depuis l’arrivée de mes enfants j’y pense très souvent.

Mon objectif actuel est donc le suivant :

+++++++++

Terminer ma journée de travail  à 16h30 afin de pouvoir aller chercher mes enfants à l’école.

+++++++++

Là aussi l’objectif est assez facile puisque le fait d’avoir dématerialiser mon boulot, me permet de me libérer à peu près quand je veux.

De plus pour remplir cette mission, les axes sont nombreux : commencer à bosser plus tôt, éviter les projets au rabais, mettre en place des concepts qui ne rémunèrent pas au temps passé mais à l’efficacité, déléguer plus, accepter de gagner moins d’argent, etc… Et j’en ai mis en certains nombres en place.

J’ai surtout lu un grand nombre de bouquins sur la gestion du temps. J’ai avalé des tonnes et des tonnes d’astuces et des conseils (dont certains super efficaces : coucou Pomodoro).

Aujourd’hui l’objectif n’est pas tout à fait atteint : je ne vais chercher mes enfants qu’un jour sur deux et je retravaille régulièrement certains soirs. On arrive quand même à se passer de périscolaire, ce qui est déjà assez chouette (nos kids sont à la maison tôt et on économise des frais de nounous)

Mais je pense pouvoir encore progresser. A la rentrée je ne serais plus tout seul pour gérer le gros bébé CityCrunch et je vais essayer de trouver des bureaux un peu plus près de chez moi pour gagner du temps de trajet. Et bien sûr j’essayerai d’optimiser encore et toujours mon organisation et ferai la chasse à la procrastination.

A vous de jouer !

Avec du recul, je me dis que j’ai eu beaucoup de chance. J’aurais pu me planter, lâcher l’affaire ou revoir à la baisse certaines ambitions mais tout s’est bien passé et aujourd’hui j’écris cet article en terrasse et je vais surement aller piquer une tête dans la Méditerranée d’ici la fin de la journée. Le hasard a beaucoup joué en ma faveur, mon seul mérite a été de d’appliquer ce petit conseil que j’avais lu : s’imposer des objectifs très précis plutôt que de miser sur des rêves flous.

Bien sûr, on peut mener sa vie sans se fixer d’objectif ou en étant satisfait de ce qu’on a sans rien vouloir en changer, mais je vous recommande chaudement de vous imposer quelques challenges. Qui sait… Vous pourriez avoir la chance de les accomplir 🙂

Voilà, c’était super intéressant non ?

A très vite.

Les bons et les mauvais Pomodoros

Bien le bonjour,

Aujourd’hui, je vais vous reparler de la méthode Pomodoro.

Je ne pensais pas que mon précédent article expliquant cette méthode de travail allait engendrer tant d’engouement dans mon entourage.

Mais à l’heure où tout le monde commence à abandonner les bonnes résolutions prises en début d’année, la méthode Pomodoro est, elle aussi, sur la sellette.

« C’est sympa ton truc, mais en fait c’est super chiant et je n’arrive pas à m’y tenir »

Certains se découragent, d’autres n’arrivent pas à découper leur travail en tranche de 25 minutes, d’autres encore les découpent mal et dépassent toujours.

En relisant, mon article je me suis rendu-compte que j’avais oublié de vous communiquer une info importante :

Il existe des bons et des mauvais pomodoros.

– Stupeur dans les rangs ! –

Les mauvais pomodoro sont indigestes. On n’arrive pas à le finir ou on les bacle. Ils sont épuisants et on souffre à les enchainer.

Les bons pomodoros sont faciles à avaler. Il coule naturellement dans votre agenda, comme un petit ruisseau dans une prairie après une courte averse (oui cette métaphore est pourrie).

La différence entre les deux, c’est que le bon pomodoro a été préparé avec soin et qu’il fait preuve de précision.

Le mauvais Pomodoro

Un mauvais Pomodoro c’est par exemple : dans les prochaine 25 minutes je termine cet article.

Sur le moment, 25 minutes pour un article ça vous semble super jouable, sauf que pendant la rédaction, vous voulez vérifier une info que vous mentionnez et vous perdez 15 minutes à la chercher sur le web. Et quand bien même vous avez terminé l’article dans les temps, vous vous rendez compte qu’il faut encore le relire, trouver des illustrations, le mettre en ligne et le relayer sur les réseaux sociaux.

Bref, vous terminez votre boulot en ayant dépassé le temps imparti et assez mécontent de vous…. Et vous n’avez surement pas envie d’enchainer avec un autre Pomodoro.

Le problème de ce Pomodoro est que :

  • Il n’était pas préparé. Un Pomodoro est une tranche de travail active sur un seul sujet. Dans le cas de l’article, toute la recherche doit avoir été faite en amont. Idéalement la structure de votre article doit déjà être a peu près clair dans votre tête, sinon mieux vaut prendre quelques minutes (ou un Pomodoro) pour y réfléchir un peu avant.
  • il n’était pas précis. Qu’entendiez-vous par « Terminer cet article » ? Avoir juste rédigé un brouillon ou bien déjà le publier (ou l’envoyer à votre rédacteur en chef) ? Aviez vous pensé au temps passer à la relecture, à l’illustration, à la publication. Probablement pas, sinon vous auriez su que ce n’était pas jouable en 25 min.

Le bon pomodoro

Le bon pomodoro a un but final précis : ce qui doit être accompli au bout de 25 minutes. Il doit également contenir les étapes clés qui mène à cet objectif.

Généralement ces étapes clés ne font que quelques minutes, il faut arriver à toutes les lister pour être sur que le travail peut être accompli dans le temps imparti.

pomodoro

En résumé, un bon pomodoro est un pomodoro avec un objectif et des sous objectifs clair. 

Et là vous allez me dire : « Mais oui ça prend du temps de planifier tout ça !! ». Et oui, vous aurez peut-être besoin d’un ou deux pomodoros pour organiser vos pomodoros (c’est un peu l’Inception du Pomodoro en fait), mais c’est un temps qui sera vraiment rentabilisé car il va vous rendre terriblement efficace.

Voilà, c’était super intéressant non ?

A très vite.

 

 

La technique Pomodoro

Bien le bonjour, aujourd’hui je vais vous parler de la méthode Pomodoro.

Vu que certains (enfin surtout certaines^^) d’entre vous me l’ont demandée suite à mon dernier article, voici quelques infos sur cette méthode de travail.

Pour optimiser mon agenda et réduire suffisamment mon temps de travail pour pouvoir aller chercher mon fiston à l’école à 16h30, j’ai du éprouver un grand nombre de méthodes. À ce jour, celle que j’ai trouvée le plus efficace et que je continue d’appliquer est la méthode Pomodoro.

Cette méthode est géniale pour 3 raisons :

  • C’est super simple ! Pas de logiciel de gestion de temps, de diagramme à respecter ou de trucs un peu tordu. Un simple minuteur suffit.
  • C’est terriblement efficace ! Aucune autre méthode ne m’a rendu plus productif.
  • C’est intuitif ! La méthode demande quelques efforts mais devient rapidement une habitude, on y fait plus trop gaffe.

Le matériel

Il ne faut rien d’autre qu’un minuteur. L’inventeur de la méthode utilisait initialement un minuteur de cuisine en forme de tomate d’où le nom (Pomodoro = tomate en italien).

Ce minuteur va vous permettre de mesurer des tranches de 25 minutes.

Pour ma part j’utilise une application installée sur mon MacBook. Elle est gratuite et attise souvent la curiosité des gens qui jettent un coup d’oeil à mon écran. ( » Mais c’est quoi ce logiciel ? »)

pomodoro

Le principe

Remontez le minuteur sur 25 minutes et bossez de manière concentrée. Et c’est tout ! C’est aussi bête que ça mais c’est vraiment efficace.

Bosser de manière concentrée ça veut dire :

  • Avoir coupé au préalable Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux. Les mondes digitaux peuvent tourner sans vous pendant 25 minutes. Et ce même si vous êtes community manager.
  • Avoir désactivé la réception automatique des mails et laisser sa boite mail à distance, sauf pour consulter un ancien message lié à votre travail actuel ou récupérer une piège jointe dont vous avez besoin.
  • Avoir mis son téléphone en mode silencieux. A moins que vous soyez responsable sécurité d’une centrale nucléaire, ou chef de pompiers, vous n’avez pas besoin qu’on puisse vous joindre dans l’immédiat. Les gens peuvent vous laisser un message et vous pourrez le consulter au bout de 25 min
  • Ne pas se poser trop de question. Vous êtes là pour l’action et non la réflexion. Et surtout pas pour les interrogations qui ne servent à rien du style « Mon projet est-il intéressant ? » « Est-ce que je suis à la hauteur de la tache », « Est-ce que j’ai pensé à débrancher le fer à repasser ? »

Au bout de 25 minutes, vous avez droit à votre récompense : 5 minutes de pause (à minuter aussi). Vous pouvez aller sur Facebook, écouter vos messages, faire un pipi, prendre un café ou regarder une vidéo sur Youtube.

Quand les 5 minutes de pause sont passées. On redémarre avec un pomodoro de 25 minutes en mode concentré. Au bout de 4 pomodoros, c’est la grosse récompense : 15 minutes de break (voire plus si les pomodoros vous ont épuisé.)

Pourquoi ça marche ?

Devoir vous concentrer sur ce boulot qui va vous prendre 4h vous décourage d’avance. Par contre, bosser de façon concentrer pendant les 25 prochaines minutes ça parait plutôt facile.

De plus, avec ce compteur qui tourne, il y a un petit challenge assez stimulant. C’est comme une sorte de contre la montre avec soi-même.

Les pomodoros s’enchainent assez rapidement et facilement. Ca demande un peu d’effort de concentration au début, mais assez rapidement ça devient un peu un réflexe.

Comment être encore plus efficace ?

Ce simple concept de 25 min de concentration + 5 min de pause est déjà très efficace, mais en allant un peu plus loin vous pouvez vraiment vous transformer en machine à bosser.

L’idée d’organiser vos plannings et vos taches sur cette base de 25 min. L’unité de mesure de votre organisation étant un pomodoro.

Vous allez devoir apprendre à déterminer combien de pomodoros vous pouvez achevez en 1 journée. Combien de pomodoros un projet va prendre (et surtout comment découper cet énorme projet en tache de 25 min). Il va falloir organiser vos journées par tranche d’une demi-heure (25 minutes + 5 min de pause). etc.

Avec un peu de pratique vous arriverez à deviner le nombre de pomodoros qu’il vous faut pour executer telle ou telle mission. Et lorsque vous ne finirez pas à temps, vous arriverez plus facilement à vous organiser pour que ce dépassement de temps ne s’éternise pas (Ce dire « Allez, je passe un Pomodoro de plus pour boucler cette tache et plus efficace que de ce dire « Raaah il va surement me falloir toute la nuit pour finir »)

Et après ?

Aujourd’hui, je n’utilise plus trop mon minuteur. Ce n’est pas que je ne pratique plus la méthode, c’est juste que je le fais inconsciemment. Je n’ai plus la précision des 25 minutes, mais quand je me plonge dans une tache, je le fais en mode Pomodoro, sans boite mail, sans téléphone (voilà pourquoi on tombe souvent sur mon répondeur!) , ni Facebook, ni Twitter (Grâce au multi-bureau de mon Mac, j’ai même un bureau « travail concentré », un bureau « mail » et un bureau  « réseau sociaux et détente », je passe de l’un à l’autre en glissant 3 doigts sur le pad). Quand je sens que mon cerveau à besoin d’air (comme par hasard au bout de 25-30 minutes) je fais un petit break. Je suis aussi devenu un expert en découpage de tache. A chaque fois qu’une mission ou qu’un boulot me démotive, je le saucissonne vite en tranche de Pomodoros pour le rendre plus digeste. Et ça marche !

En conclusion, un méthode super simple, vraiment efficace qui demande un peu d’effort au début mais qui devient rapidement un réflexe.

Vous trouverez plus d’info sur le site officiel de la méthode Pomodoro.
De nombreuses applis et logiciels existent pour appliquer la méthode et on trouve des minuteurs dans toutes les bonnes boutiques de cuisine.

Voilà, c’était super intéressant, non ?

A très vite.

EDIT : l’appli que j’utilise et qui est dans la capture d’écran n’est plus téléchargeable, du coup j’ai zippé mon appli, la voici.

Article réalisé en 2 pomodoros 

Ma journée en camembert

Bien le bonjour, aujourd’hui, je raconte ma journée sous forme de camembert !

Quand j’ai publié l’article indiquant que j’avais du mal à expliquer ce que je faisais dans la vie, Seb a suggéré, dans les commentaires, que je note le temps que je passais à chacune de mes activités afin de déterminer quel était mon vrai métier.

J’ai trouvé que c’était une excellente idée et me suis prêté au jeu. Voici donc à quoi j’ai passé ma journée d’hier, le lundi 14 octobre 2013.

7h30 : Wake Up !
Davantage réveillé par un petit garnement de 3 ans qui se glisse sous ma couette que par mon réveil, la journée commence en famille autour d’un petit déjeuner. J’aime beaucoup ce moment passé à 3 autour de tartines de confiture, les yeux encore un peu collés.
Dans ces moments-là, je suis : père de famille

8h15 : Décollage !
On alterne un jour sur deux pour emmener l’héritier à l’école, mais globalement on quitte tous la maison au même moment, l’école n’est pas très loin. Une fois par semaine j’enchaine avec un peu d’activité sportive (ne pas rire merci) en me dirigeant vers les Berges du Rhône toutes proches pour courir 30 petites minutes…(c’est pas beaucoup mais c’est mieux que rien). Lorsque je fais ça, je repasse prendre une douche à la maison, ce qui décale ma journée d’une bonne 1h. Ensuite, sport ou pas, je me rends au Workloft, l’espace de coworking où j’ai mes bureau, en empruntant un Velo’v.
Dans ces moments-là, je suis : en mouvement

9h30 : Rédaction, vous avez 1H !
C’est un petit rituel du matin. Tous les jours je consacre 1h à la rédaction d’article. Soit j’entame un nouveau billet (c’est d’ailleurs ce que je suis en train de faire… il est 9h43), soit je relis un brouillon, soit je peaufine un contenu déjà écrit…
Dans ces moments-là, je suis : rédacteur

10h30 : J’aime, je tweete
Deuxième rituel professionnel de la journée, la tournée des réseaux sociaux. Attention, par pour moi, mais pour l’ensemble de mes clients ainsi que pour les site que je gère (CityCrunch and co).
Dans ces moments-là, je suis : Community Manager

11h00 : Vous avez du courrier
J’ouvre ma boite mail pour la première fois de la journée. Et oui, pas avant, ça me permet d’avoir la tête libre pour avancer le matin. Je lis mon courrier et essaye d’appliquer la règle du Getting Things Done. En gros pour chaque mail :
– je supprime si ce n’est pas intéressant (et je suis assez sévère !)
– je transmets si ça peut ou doit être géré par quelqu’un d’autre
– je réponds si ça prend moins d’1 minute
– je mets dans un dossier TODOLIST, si la réponse prend plus d’1 minute ou si cela demande du travail en amont.
A la fin, ma boite mails est vide.
Dans ces moments-là, je suis : organisé (enfin à peu près)

11h15 : Time to run !
Les lundis et jeudis je dois aller chercher mon fils qui ne mange pas à la cantine.
J’enchaine le métro A, D et B pour être à Jean Macé, dans le 7ème arrondissement, à 11h45, et récupérer le monstre.
Dans ces moments-là, je suis à nouveau : en mouvement

11h45 : Bon appétit bien sûr !
S’il fait beau, j’emmène mon fiston jouer dans le parc de la place Jules Guesdes et on se mange ensuite une tarte salée chez Valetine, un petit établissement je vous recommande chaudement si vous êtes dans le coin un midi. De temps en temps, mon amoureuse nous rejoint car elle travaille juste à coté. S’il fait pas très beau ou froid, on rentre à la maison pour une bon steak haché / nouilles avec beaucoup de ketchup.
Dans ces moments-là, je suis à nouveau : père de famille.

14h00 : Mondanités
Après avoir reposé le gone à l’école, je prend la direction de l’Institut Lumière pour récupérer mon accréditation pour le Festival Lumière. J’en ai profité pour donner RDV à un journaliste qui voulait m’interviewer au sujet de Lyon CityCrunch, dans le village du festival. Je ne sais pas trop dans quelle catégorie ranger ces activités liés au fait que CityCrunch a suffisamment de visibilité pour avoir des accréditations pour les évènements lyonnais et des demandes d’interview. Du coup je vais ironiquement classé ça dans une catégorie « wannabe ».
Dans ces moments–là, je suis, donc : wannabe

15h00 : Au boulot !
Après avoir repris le métro, être rentré au WorkLoft et avoir relevé une deuxième fois mes mails de la journée et vérifier qu’il n’y a aucune urgence sur les réseaux sociaux, c’est le moment de se mettre en mode bucheron. Casque sur les oreilles avec une musique adaptée à la TO DO List du jour, fermeture de tous les comptes Facebook, Twitter et mail ouverts… Et hop, c’est parti pour abattre un maximum de boulot. J’utilise pour cela la méthode Pomodoro. Un simple minuteur me permet de travailler en période de 25 minutes (suivies de 5 minutes de pause). C’est le temps idéal pour rester concentré sur une tache. Cela demande un petit travail de préparation pour saucissonner la to do list en taches de 25min (ou en regrouper plusieurs pour que l’ensemble prenne 25 minutes) mais c’est très efficace.
Généralement j’organise mes journées par clients ou type d’activité. Le lundi est par exemple consacré à tout ce qui touche CityCrunch.
Dans ces moments-là, je suis : travailleur

16h30 : La sortie des écoles
Un jour sur 2, je recours vers Jean Macé pour être à l’heure pour récupérer le marmot. Aujourd’hui, c’est ma chérie qui s’en charge. J’aurais donc un peu de rab pour la séquence boulot acharné.
Dans ces moments-là, suis : travailleur (mais père de famille le mardi et jeudi)

17h30 : Fin de la journée
La méthode Pomodoro est très efficace mais très épuisante. Je tiens rarement plus de de 2H30. Il est temps maintenant de clôturer la journée. Un dernier tour sur ma boite mail (toujours en appliquant la méthode GTD) et sur les réseaux sociaux. On range un peu le bureau (de l’ordinateur comme le meuble). Et retour à la maison.
Dans ces moments-là, je suis : organisé

18h00 : Back Home
Je rentre souvent en bus car ça me permet d’utiliser mon smart phone (ce qui est compliqué en métro ou en vélo’v). Je vais sur quelques forums, je jette un coup d’oeil aux trendings topics de Twitter (et je m’énerve par ce que je me rends compte qu’il n’y a des sujets sur Les Anges de la Télé-Réalité!).
Dans ces moments là je suis : en mouvement… et connecté

18h30 : Home Sweet Home
Retour à la maison, je laisse ordi et smartphone eteints et je profite de ce moment de la journée. Je construits des chateaux en Duplo, je me mets aux fourneaux, je discute avec ma chérie. Bref, c’est le moment à la cool de la journée où je passe d’agréables moments avec ceux que j’aime.
Dans ces moments-là, je suis : père de famille

20h00 : Prêt pour demain
Le repas avalé et pendant que le monstre est bordé par ce maman, je prépare ma journée du lendemain. Je vérifie les RDV, cale ma TO DO LIST et regarde si le planning colle avec l’agenda familial. J’essaye dans la mesure du possible ne pas me connecter à ma boite mail, parce que si je le fais et que je tombe sur le genre de mail qui agite mon cerveau, je vais y cogiter toute la soirée (voire la nuit !).
Dans ces moments-là, je suis : organisé

20h15 : Tu sors ou tu dors
Enfant couché, ordi éteint, il est temps de passer une bonne soirée. Assez régulièrement, je ressors pour apéros ou soirées. Parfois il s’agit d’évènements geeks qui permettent de réseauter un peu, d’autres fois ce sont des évènements organisés par des marques ou alors il s’agit juste d’un apéro entre potes ou d’un concert. Mais ce soir, je reste à la maison avec ma chère et tendre. On discute, on joue aux jeux vidéo ou on regarde des séries TV.
Dans ces moments là, je suis : in love (ou de nouveau wannabe les soirs où je sors).

23h00 : Extinction des feux.
J’ai besoin des mes 8h de sommeil! J’adore la nuit et il m’arrive parfois de sortir jusqu’à l’aube, mais ma vie perso et pro me permette pas de rendre ces excès récurrents.
Dans ces moments là, je dors !

Bilan Camembert sur cette journée du lundi 14 octobre 2013 :

camembert-journée

Ce qu’il en ressort :

Ma première occupation est d’être père de famille
Je passe autant de temps avec ma chérie qu’à bosser comme un acharné
J’ai passé plus d’1/8 de ma journée à courir à droite et à gauche
Je passe 2 fois plus de temps à m’organiser et à gérer mes mails qu’à rédiger des articles

Bilan sur une semaine complète :

J’ai fait le même exercice sur une semaine complète en détaillant un peu plus la partie travail acharné. Comme expliqué plus haut, chaque jour est dédié à un types d’activités ou un type de clients. Voilà ce que ça donne :

semaine-camembert

Ce qu’il en ressort :

Je passe la moitié de ma journée à ne pas travailler (les moments passé avec mes proches et mes déplacements représente plus de la moitié de mon temps).
Contrairement à ce que pense mon amoureuse, je passe plus de temps avec elle qu’à m’occuper de CityCrunch (huhu^^).
Il semblerait bien que mon activité principale soit le Community Management.

Ce dernier point pourrait-il enfin répondre à ma question ? A moins que mon vrai métier soit père de famille !

Quoiqu’il en soit je vous invite à vous faire l’exercice de noter à quoi vous passer vos journées, vous en tirerez probablement quelques enseignements.

Voilà, c’était super intéressant, non ?

A très vite !

 

 

 

Tu fais quoi dans la vie ?

Bien le bonjour, aujourd’hui, je vais vous parler de métier.

J’ai toujours du mal à répondre à cette question : « Et toi, tu fais quoi dans la vie » ?

Question simple, mais réponse complexe, dans mon cas, tant mon activité est variée et que la limite entre travail, loisir et vie personnelle est poreuse.

Je tiens des blogs, j’ai une société de conseils en web-marketing, j’organise des évènements, je donne des cours, je fais un peu de graphisme et, fût un temps, j’avais même une chronique sur une petite TV locale. Sans compter les projets auxquels j’apporte parfois de coups de main.

Mon activité est certes explicable en quelques phrases, mais comment la résumer simplement ?

En soirée, lorsque vient l’inévitable question « Et toi, tu fais quoi dans la vie ? » dans un groupe de gens fraichement formé, vous ne pouvez pas vous permettre de monopoliser l’attention pendant 3 min pour expliquer votre cas. Et quand bien même, vous le feriez qu’est-ce que les gens retiendraient de votre explication confuse.

– Et toi tu fais quoi dans la vie ?
– Je suis médecin
– Je suis chargée de communication
– Je suis attaché de presse
– Je suis journaliste
– Et toi, Qyrool, tu fais quoi dans la vie ?
– Je suis, je suis…

Quand j’ai envie de m’amuser un peu, je raconte que je vends de la drogue ou que je travaille pour l’industrie du porno*. Ça évite les questions (ou alors ça en génère plein).

Le pire, c’est dans les réunions de famille, où tous les gens ont des métiers normaux (prof, ingénieur, facteur, chômeur, etc.). Quand tu commences à dire que tu fais plein de choses, que tu parles de blogging, de community management, d’Adwords (« Ah bon, il faut payer pour être sur Google? »), Twitter et compagnie, tu sens une lueur d’incompréhension dans les yeux de tes interlocuteurs. Souvent ça se finit par un « Bon vu que tu t’y connais en informatique, tu pourrais venir voir mon ordi, il est super lent, j’ai du choper un virus ».

– Et toi tu fais quoi dans la vie ?

Cette question, je me le pose des fois à moi-même. Parce que ce n’est pas évident de savoir qui on est quand on ne sait pas vraiment ce qu’on fait.

– Et toi tu fais quoi dans le vie ?

En fait je fais ce qu’il me plait. Je mets mon énergie et mon temps là où je sens qu’il y a des bonnes ondes. Ceci est peut-être déjà un début de réponse.

Voilà, c’était super intéressant, non ?

A très vite.

* en vrai, j’ai déjà travaillé pour l’industrie du porno, ça a duré 3 jours, je vous raconterais peut-être ça dans un prochain article