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Les bons et les mauvais Pomodoros

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Bien le bonjour,

Aujourd’hui, je vais vous reparler de la méthode Pomodoro.

Je ne pensais pas que mon précédent article expliquant cette méthode de travail allait engendrer tant d’engouement dans mon entourage.

Mais à l’heure où tout le monde commence à abandonner les bonnes résolutions prises en début d’année, la méthode Pomodoro est, elle aussi, sur la sellette.

« C’est sympa ton truc, mais en fait c’est super chiant et je n’arrive pas à m’y tenir »

Certains se découragent, d’autres n’arrivent pas à découper leur travail en tranche de 25 minutes, d’autres encore les découpent mal et dépassent toujours.

En relisant, mon article je me suis rendu-compte que j’avais oublié de vous communiquer une info importante :

Il existe des bons et des mauvais pomodoros.

- Stupeur dans les rangs ! -

Les mauvais pomodoro sont indigestes. On n’arrive pas à le finir ou on les bacle. Ils sont épuisants et on souffre à les enchainer.

Les bons pomodoros sont faciles à avaler. Il coule naturellement dans votre agenda, comme un petit ruisseau dans une prairie après une courte averse (oui cette métaphore est pourrie).

La différence entre les deux, c’est que le bon pomodoro a été préparé avec soin et qu’il fait preuve de précision.

Le mauvais Pomodoro

Un mauvais Pomodoro c’est par exemple : dans les prochaine 25 minutes je termine cet article.

Sur le moment, 25 minutes pour un article ça vous semble super jouable, sauf que pendant la rédaction, vous voulez vérifier une info que vous mentionnez et vous perdez 15 minutes à la chercher sur le web. Et quand bien même vous avez terminé l’article dans les temps, vous vous rendez compte qu’il faut encore le relire, trouver des illustrations, le mettre en ligne et le relayer sur les réseaux sociaux.

Bref, vous terminez votre boulot en ayant dépassé le temps imparti et assez mécontent de vous…. Et vous n’avez surement pas envie d’enchainer avec un autre Pomodoro.

Le problème de ce Pomodoro est que :

  • Il n’était pas préparé. Un Pomodoro est une tranche de travail active sur un seul sujet. Dans le cas de l’article, toute la recherche doit avoir été faite en amont. Idéalement la structure de votre article doit déjà être a peu près clair dans votre tête, sinon mieux vaut prendre quelques minutes (ou un Pomodoro) pour y réfléchir un peu avant.
  • il n’était pas précis. Qu’entendiez-vous par « Terminer cet article » ? Avoir juste rédigé un brouillon ou bien déjà le publier (ou l’envoyer à votre rédacteur en chef) ? Aviez vous pensé au temps passer à la relecture, à l’illustration, à la publication. Probablement pas, sinon vous auriez su que ce n’était pas jouable en 25 min.

Le bon pomodoro

Le bon pomodoro a un but final précis : ce qui doit être accompli au bout de 25 minutes. Il doit également contenir les étapes clés qui mène à cet objectif.

Généralement ces étapes clés ne font que quelques minutes, il faut arriver à toutes les lister pour être sur que le travail peut être accompli dans le temps imparti.

pomodoro

En résumé, un bon pomodoro est un pomodoro avec un objectif et des sous objectifs clair. 

Et là vous allez me dire : « Mais oui ça prend du temps de planifier tout ça !! ». Et oui, vous aurez peut-être besoin d’un ou deux pomodoros pour organiser vos pomodoros (c’est un peu l’Inception du Pomodoro en fait), mais c’est un temps qui sera vraiment rentabilisé car il va vous rendre terriblement efficace.

Voilà, c’était super intéressant non ?

A très vite.