Mer

L’importance des objectifs et pourquoi je pars 2 mois au bord de la mer chaque été.

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Bien le bonjour,

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de l’importance des objectifs.

Si vous avez lu les quelques articles de ce blog, vous avez pu voir que j’aimais bien me fixer des objectifs. Je fais ça depuis un petit moment. J’avais lu quelque part que se fixer des objectifs très précis était super efficace, dans le boulot, le quotidien et même la vie. J’essaye donc d’appliquer ce conseil le plus souvent possible. Et il faut bien avouer que ça marche plutôt bien.

Des objectifs, on s’en donne tous, mais on reste toujours dans le vague, comme pour éviter de se fixer un vrai challenge et minimiser les risques d’échecs.
On préférera dire : « mon objectif c’est de perdre du poids » plutôt que « mon objectif c’est de perdre 10 kilos en 1 an en marchant 1h par jour ». Ou bien encore « mon objectif c’est de devenir riche » au lieu de « mon objectif c’est de gagner 100 000€ par an en lançant un concept inédit ».

Voyage, voyage…

Le premier vrai objectif de vie que je me suis fixé c’était le jour de mes 25 ans. Je venais de vivre 2 expériences professionnelles à l’étranger et le virus du voyage m’avait gagné. Je me suis alors dit que voyager pourrait être un but à suivre dans la vie. Mais « voyager » était trop vague, je me suis donc dit qu’il me fallait :

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mettre les pieds sur les 5 continents avant mes 30 ans

(en n’incluant pas l’Antarctique mais en distinguant Amérique du Nord et du Sud.)

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5 ans pour faire 5 voyages : cet objectif semblait réaliste. Le challenge était donc lancé !

Cet objectif s’est rapidement montré fascinant et est devenu un vrai fil rouge au cours de ces années. Ça me motivait pour aller bosser dans un job un peu ennuyant mais qui payait correctement (oui parce que voyager aux 4 coins du monde coute cher !), c’était l’occasion de belles discussions avec des proches qui parfois finissaient par nous accompagner sur certaines destinations. Ça renforçait les liens avec ma chérie, puisque c’était un objectif commun.

Notre mission fut accomplie avec 2 ans d’avance, le 31 décembre 2006, lorsque nous avons posé les pieds à Melbourne. Quelques heures après nous célébrions le nouvel an et la réussite de notre objectif sur la plage de St Kilda une coupette à la main.

australie

Australie (kangaroo Island), janvier 2007

Libre comme l’air

De retour en France, j’ai rapidement senti le besoin de me fixer un nouveau but. Ce dernier fut directement inspiré par mes voyages précédents notamment par 3 rencontres.

Il y eut d’abord ce financier new-yorkais croisé sur l’île de Chiloé au Chili. Il vivait plus de la moitié de l’année dans une pension familiale de l’île. Il travaillait installé devant une immense fenêtre offrant une vue plongeante sur un océan pacifique délavé (l’île de Chiloé compte 350 jours de pluie par an !). C’était le seul endroit au monde où il se sentait serein. Il ne retrouvait dans le tumulte de New York que 2 ou 3 semaines par an pour voir ses clients.

Il y eut ensuite cette directrice artistique espagnole croisée à Honk-Kong. Celle-ci bossait pour une grande agence de Barcelone mais n’était pas repassé à son bureau depuis 2 ans ! Son employeur, plutôt cool, l’avait d’abord laissée partir 2 mois, puis 6 mois avant de lui laisser le choix de travailler d’où elle souhaitait. Elle sous louait son appartement à Barcelone pour pouvoir financer sa vie de nomade.

Il y eut enfin cette famille anglaise, croisée à Alice Spring en Australie. Le père était avocat d’affaires pour un cabinet international et était envoyé pour des missions d’1 an aux 4 coins de la planète. La mère suivait et s’occupait de l’éducation de leurs 2 garçons. Les enfants, quant à eux, étaient les plus épanouis et curieux qu’il m’ait été donné de rencontrer.

Ces 3 rencontres ont fait naitre en moi le sentiment que cela devait être vraiment cool de n’être lié à aucune contrainte de temps et de géographie dans son boulot.

Bref, mon nouvel objectif était clair : avoir un métier qui me permette de bosser où je veux quand je veux.
Et comme il fallait un but précis je me fixais la mission suivante :

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Avoir une activité professionnelle totalement nomade d’ici 2010.

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Et je suis devenu free-lance…

L’objectif me paraissait là aussi réaliste. En bossant dans le secteur du web, il était facile de faire du télé-travail. Mais il me fallait cependant franchir un obstacle de poids : avoir assez de courage pour démissionner de mon confortable emploi pour me mettre à mon compte.

Après moult hésitations, reculades et autres paniques, je fis le grand saut en mai 2009.

Tout de suite je me suis organisé pour que mon activité soit 100% en ligne en dématérialisant un maximum de choses. Je prévenais aussi mes premiers clients : d’une part qu’on ne se verrait peut-être jamais en vrai d’autre part que je ne pourrais pas être toujours ultra réactif (Ok pour répondre à une demande dans la demi-journée mais pas dans la demi-seconde). C’était 2 points importants pour mon objectif, si bien que j’ai refusé à quelques reprises des clients qui ne pouvaient pas les accepter.

J’ai ainsi pu gouter au joie de pouvoir bosser n’importe où. D’abord à la maison, puis dans un espace de co-working ou encore dans un café. Aujourd’hui encore j’aime bien trouver des spots de travail dans la ville à proximité de chez moi (cafés, bibliothèques, bars d’hôtel…).

L’été 2010, ma fantastique amoureuse ayant la chance d’avoir de nombreux congés et une maison dans la banlieue maritime de Montpellier (elle a aussi d’autres qualité, mais ce n’est pas l’objet de cet article), nous sommes parti 2 mois nous poser à quelques minutes de la méditerranée.

Depuis on refait ça tous les ans. Je profite du soleil, de la mer, de l’agréable agitation estivale de Montpellier tout en continuant de travailler comme si j’étais à Lyon.

pausecafe

Petit café avant de commencer une journée de travail

Prochain objectif : gagner du temps

Entre la définition de mon objectif et sa réalisation, il s’est passé quelque chose de bouleversant : je suis devenu papa. Deux fois.

Avoir des enfants est un truc formidable que je souhaite à tout le monde, mais il faut avouer que ça demande une énergie folle et que ça réduit votre temps libre à la taille d’une micro ligne dans votre agenda (ligne qu’il faudra d’ailleurs rayer, car votre gamin tombera malade et qu’il se fera refouler de la crèche.).

J’avais lu dans un bouquin qu’au seuil de la mort, ce que la plupart des gens regrettent c’est de n’avoir pas passé assez temps avec leurs proches et d’avoir passé trop de temps à travailler. Ce constat m’a marqué et depuis l’arrivée de mes enfants j’y pense très souvent.

Mon objectif actuel est donc le suivant :

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Terminer ma journée de travail  à 16h30 afin de pouvoir aller chercher mes enfants à l’école.

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Là aussi l’objectif est assez facile puisque le fait d’avoir dématerialiser mon boulot, me permet de me libérer à peu près quand je veux.

De plus pour remplir cette mission, les axes sont nombreux : commencer à bosser plus tôt, éviter les projets au rabais, mettre en place des concepts qui ne rémunèrent pas au temps passé mais à l’efficacité, déléguer plus, accepter de gagner moins d’argent, etc… Et j’en ai mis en certains nombres en place.

J’ai surtout lu un grand nombre de bouquins sur la gestion du temps. J’ai avalé des tonnes et des tonnes d’astuces et des conseils (dont certains super efficaces : coucou Pomodoro).

Aujourd’hui l’objectif n’est pas tout à fait atteint : je ne vais chercher mes enfants qu’un jour sur deux et je retravaille régulièrement certains soirs. On arrive quand même à se passer de périscolaire, ce qui est déjà assez chouette (nos kids sont à la maison tôt et on économise des frais de nounous)

Mais je pense pouvoir encore progresser. A la rentrée je ne serais plus tout seul pour gérer le gros bébé CityCrunch et je vais essayer de trouver des bureaux un peu plus près de chez moi pour gagner du temps de trajet. Et bien sûr j’essayerai d’optimiser encore et toujours mon organisation et ferai la chasse à la procrastination.

A vous de jouer !

Avec du recul, je me dis que j’ai eu beaucoup de chance. J’aurais pu me planter, lâcher l’affaire ou revoir à la baisse certaines ambitions mais tout s’est bien passé et aujourd’hui j’écris cet article en terrasse et je vais surement aller piquer une tête dans la Méditerranée d’ici la fin de la journée. Le hasard a beaucoup joué en ma faveur, mon seul mérite a été de d’appliquer ce petit conseil que j’avais lu : s’imposer des objectifs très précis plutôt que de miser sur des rêves flous.

Bien sûr, on peut mener sa vie sans se fixer d’objectif ou en étant satisfait de ce qu’on a sans rien vouloir en changer, mais je vous recommande chaudement de vous imposer quelques challenges. Qui sait… Vous pourriez avoir la chance de les accomplir :)

Voilà, c’était super intéressant non ?

A très vite.